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Soutenance : Sédation temporaire, sédation terminale et usage des opiacés : problèmes éthiques associés au traitement de la douleur en soins palliatifs

Publié le 9 novembre 2016 Mis à jour le 12 décembre 2018
le 5 décembre 2016
14h

Soutenance de thèse de Julie Mazoyer "Sédation temporaire, sédation terminale et usage des opiacés : problèmes éthiques associés au traitement de la douleur en soins palliatifs"

Membres du Jury :

Valérie Igier, Maître de Conférences - HDR, Université de Toulouse, Examinateur
Lonzozou Kpanake, Professeur - HDR, Université du Québec, Rapporteur
Maria Teresa Muñoz Sastre, Professeur, Université de Toulouse, Directeur de thèse
Bruno Quintard, Professeur, Université de Bordeaux, Rapporteur

Résumé :
Notre  recherche  concerne  les  conditions   d'acceptabilité  de  différents moyens de traiter la douleur dans les soins palliatifs, par les professionnels de santé et le grand public. Deux moyens sont étudiés : l’utilisation d’antalgiques, notamment de palier III ; la mise en œuvre d’une sédation. Notre recherche est basée sur la Théorie Fonctionnelle de la cognition de Norman Anderson (1981). Concernant  l'étude  portant  sur  l’utilisation des antalgiques : 192 participants ont jugé du degré d'acceptabilité de chacun des 56 scénarios proposés, résultant de la  combinaison  de quatre facteurs : « concertation du médecin avec l’équipe de soins »,    « demande de la personne à être soulagée de sa douleur », « niveau de douleur, exprimé grâce à l’échelle numérique de douleur », « décision du médecin en termes de prescription d’antalgique ». Pour l'étude portant sur la sédation : 192 personnes ont jugé  du  degré  d'acceptabilité  des  48  scénarios  proposés.  Ils sont le résultat de  la combinaison  des  quatre  facteurs suivants : « demande de la personne », « type de sédation », « espérance de vie »,       « concertation du médecin avec l’équipe de soins ». Pour l’étude portant sur l’utilisation des antalgiques, notamment de palier III, il ressort que seuls trois des facteurs manipulés ont joué un rôle dans l’acceptabilité de la décision du médecin. Il s’agit par ordre croissant des facteurs « niveau de douleur », « décision du médecin » et « concertation du médecin ». Le facteur le moins influent puisque n’ayant pas eu d’effet significatif est le facteur « demande de la personne ». L’analyse en clusters nous a également permis de discriminer 6 groupes de participants, ayant chacun leur propre politique de jugement. Concernant l’étude sur la sédation, nous retrouvons également que trois des quatre facteurs manipulés ont eu une influence sur le jugement d’acceptabilité. Par ordre croissant, il s’agit des facteurs « demande de la personne », « type de sédation » et « concertation du médecin ». Le facteur « espérance de vie » n’a pas eu d’effet significatif. L’analyse en clusters nous a permis de différencier 4 classes de participants, se regroupant selon leur politique de jugement. L'acceptabilité  des différents moyens utilisés pour soulager la douleur en fin de vie  est  largement  influencée  par  les  facteurs intervenant  dans  les  scénarios.