• Soutenances,

Soutenance : La modestie pathologique », pour une meilleure compréhension du syndrome de l’imposteur

Publié le 12 octobre 2016 Mis à jour le 18 septembre 2019
le 29 novembre 2016
14h
Maison De la Recherche - salle D31
14h

Soutenance de Kevin Chassangre "La modestie pathologique", pour une meilleure compréhension du syndrome de l’imposteur

Résumé :
Le syndrome de l’imposteur peut être source d’une grande souffrance. Soixante-deux à 70% de la population peuvent être amenés à douter, ne serait-ce qu’une fois, de la légitimité de leur statut. Ces questionnements s’orientent tant sur l’impression de tromper les autres que sur les explications de sa situation, ainsi que sur la peur de voir son incompétence mise à jour. Malgré sa prévalence, peu d’études s’intéressent au caractère pathologique du syndrome de l’imposteur, et encore moins à chercher des outils de prise en charge adaptés. Les objectifs de ce travail étaient de valider un outil d’évaluation du syndrome de l’imposteur en français, et d’améliorer la compréhension de la dimension cognitive de ce syndrome.
L’étude 1 est une étude quantitative menée auprès de 549 participants. Elle propose la validation du concept indépendant du syndrome de l’imposteur ainsi que la réalité d’un syndrome pouvant se révéler pathologique. Les résultats démontrent différents profils d’imposteurs pour lesquels, selon l’intensité du syndrome, les comorbidités et leur vécu se révèlent différents.
L’étude 2 est une étude quantitative menée auprès de 1597 participants. Elle a permis la validation de la Clance Impostor Phenomenon Scale (CIPS) dans sa version francophone. Les résultats démontrent des bonnes qualités psychométriques du questionnaire qui peut être utilisé tant dans sa version globale que tri-factorielle.
L’étude 3 est une étude quantitative menée auprès de 694 participants. Elle évalue les manifestations anxieuses inhérentes au syndrome de l’imposteur. Les analyses rendent compte de profils d’imposteurs différents. Les résultats obtenus ont permis l’établissement d’un modèle d’émergence du syndrome de l’imposteur afin de questionner sa présence lors des périodes de grands stress de la vie.
L’étude 4 est une étude quantitative menée auprès de 873 participants. Elle est axée sur l’intégration de l’acceptation inconditionnelle de soi comme outil pertinent de prise en charge des personnes présentant le syndrome de l’imposteur. Elle propose de plus un profil cognitif de ces personnes au regard de la représentation de l’échec, des attitudes dysfonctionnelles et d’une faible acceptation inconditionnelle.