Centre d’Etudes et de Recherche en Psychopathologie et Psychologie de la Santé EA 7411 (CERPPS)


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Ethique de la parentalité : acceptabilité du désir de parentalité chez des personnes présentant un handicap mental ou dans le cas d'une demande de procréation médicalement assistée post-mortm

le 6 octobre 2017

Soutenance de Elodie Pajot

Objet d’étude : notre recherche concerne les conditions d’acceptabilité de la parentalité dans deux
circonstances : chez les personnes présentant des difficultés d’apprentissage qui souhaitent avoir un enfant
et dans des conditions de procréation médicalement assistée post-mortem. Notre recherche est basée sur la
Théorie Fonctionnelle de la cognition de Norman Anderson (1981).

Méthode : concernant l’étude portant sur le désir de devenir parent chez des personnes atteintes d’un
handicap mental : 304 participants ont jugé du degré d’acceptabilité de chacun des 60 scénarios proposés,
résultant de la combinaison de cinq facteurs : « degré de retard mental », « entourage familial », « stabilité
de la relation », « partenaire » et « attitude des parents ».
Pour l’étude portant sur la parentalité en faisant appel à une procédure de procréation médicalement
assistée post-mortem : 166 participants ont jugé du degré d’acceptabilité des 48 scénarios proposés. Ils
résultent de la combinaison de quatre facteurs : « statut marital », « accord des beaux parents », « délai
d’utilisation du sperme » et « souhait du conjoint ».

Résultats : pour l’étude portant sur la parentalité des personnes présentant des difficultés d’apprentissage, il
apparaît que les cinq facteurs manipulés jouent un rôle dans le jugement d’acceptabilité. Il s’agit par ordre
croissant des facteurs : « entourage familial », « partenaire » « degré de retard mental », « stabilité de la
relation» et « attitude des parents ». À l’aide d’une analyse en cluster nous avons pu distinguer 4 groupes
de répondants en fonction de leur politique de jugement.
Concernant l’étude portant sur la parentalité dans des cas de procréation médicalement assistée postmortem,
trois des quatre facteurs manipulés influencent le jugement d’acceptabilité des participants. Par
ordre d’importance croissant, il s’agit des facteurs : « souhait du conjoint », « accord des beaux parents »
et « statut marital ». Le facteur « délai d’utilisation du sperme » n’a pas eu d’effet significatif. Enfin,
l’analyse en cluster nous a également permis de différencier 4 groupes de répondants se distinguant par leur
politique de jugement.

Conclusion : L'acceptabilité de l’accès à la parentalité dans différentes conditions est largement influencée
par les facteurs intervenant dans les scénarios et varie en fonction de la situation étudiée.

Lieu(x) :
Maison De la Recherche - salle D31
Partenaires :
Membres du jury

Nathalie lionet-Przygodzki : Université Lille 3
Bruno Quinard : Université Bordeaux 2
Valérie Le Floch Py : université Toulouse 2 Jean jaurès
Maria Térésa Munoz Sastre : Université Toulouse 2 jean jaurès

 

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